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Précaires Pride

Euromayday

jeudi 20 avril 2006, par AC ! Limoges

Précaires de tous les pays, unissons-nous !
le 1er mai 2006
10 h, place de la Motte àLimoges

Pour nous retrouver allez àcette nouvelle adresse : http://www.ac-reseau.org


Qu’est-ce que le May Day ?

La May Day parade c’est la grande manifestation ouverte, revendicative et festive de tous les précaires. Un moment d’auto-organisation, de rencontres et de convergence. La rituelle « fête du travail  » ne nous suffit plus pour rendre criantes les multiples formes de précarité. Nous voulons faire du Premier mai une fête des précaires et travailleurs d’aujourd’hui. En 2006, ce moment de visibilité des luttes de précaires aura lieu dans une vingtaine de villes d’Europe et aux U.S.A.
VOUS ÊTES INVITÉS À Y PRENDRE PART.

Qui sommes-nous ?

Des chômeurs, rmistes, salariés précaires, sans emploi, indépendants, pigistes, allocataires, malades, handicapé-es, intermittent-es, intérimaires, étudiant-es, stagiaires, sans-papiers, travailleur/euses du sexe, parfois tout cela en même temps.Nous sommes des précaires en lutte.Que voulons-nous ?Nous loger, dormir, apprendre, fonder les familles que nous souhaitons, produire et accéder àune information et une culture diversifiées, jouer, échanger librement des savoirs, bien manger, prendre soin de notre santé, créer toutes formes de richesses, nous déplacer et nous installer librement, participer àla vie de la cité, créer de nouveaux espaces publics et de nouvelles manières de vivre en société. Nos vies ne sont pas négociables.Un revenu au moins égal au Smic pour tous dès 16 ans est aujourd’hui une impérieuse nécessité. Immédiatement, c’est l’extension d’un RMI fortement revalorisé aux moins de 25 ans, scolarisés compris, un modèle d’indemnisation juste pour l’ensemble des salariés intermittents, la revalorisation de tous les minima sociaux et des salaires, les transports gratuits pour tous les précaires, une couverture maladie, grossesse et vieillesse réellement universelle.
Nous ne nous reconnaissons pas dans ceux et celles qui, àla tête des gouvernements, des partis, des syndicats ou des institutions européennes, prétendent parler en notre nom et prennent des décisionssur nos vies sans nous accorder la moindre attention. Nous paradons le 1er mai pour nous réapproprier un moment de lutte et de fête qui a été confisqué par ceux et celles qui voient dans l’emploi àtout prix la solution àtous les problèmes.
Nous donnons rendez-vous àtous ceux qui le souhaitent, lundi 1er mai à10h place de la Motte àLimoges pour constituer la précaire pride et ensuite rejoindre la manifestation traditionnelle du 1er mai, place de la République. Le cortège sera ouvert àtoutes les initiatives sur le thème de la précarité (affiches, textes, clowns, chants....). Soyons créatifs !

RDV salle J-P Timbaud (Mairie)12h30 - Apéro puis auberge espagnole (chacun amène àboire et àmanger, et on partage)14h30 - Projection de films documentaires et débats.
- L’île aux fleurs
- L’an 01

Les pendus de Chicago

Le 1er mai 1886, dans toute l’Amérique, des centaines de milliers d’ouvriers descendent dans la rue pour exiger par l’action directe la journée de huit heures. A Chicago, où 40.000 ouvriers font grève, les anarchistes se chargent d’organiser la campagne du 1er mai. Il y a des manifestations et des meetings tous les jours.A cette époque de fort développement industriel se développent massivement les ghettos ouvriers, la misère ouvrière et de migrants, àcôté d’une bourgeoisie et d’un patronat qui s’enrichissent sur le dos des pauvres.Les deux premiers jours de grève se déroulent tranquillement mais le 3 mai des accrochages ont lieu entre ouvriers grévistes et briseurs de grève. La police ouvre le feu sur les grévistes. Il y a des morts et des blessés. Le soir même des tracts sont imprimés qui appellent àla résistance contre cette répression. Le jour suivant un meeting est organisé àHaymarket. Les force de l’ordre décident de disperser le rassemblement. Une violente explosion retentit. Quelqu’un a jeté une bombe qui tue un agent. La police ouvre le feu. Quelques minutes plus tard Haymarket baigne dans le sang. Le 5 mai, huit meneurs anarchistes ont été arrêtés en même temps que des centaines d’autres. Il sont interrogés et torturés. Les 8 accusés sauf un sont condamnés àla peine de mort alors qu’un seul était présent au moment de l’attentat àla bombe. Cinq seront pendus. En 1893 une déclaration officielle a réprouvé l’ensemble du procès et a confirmé l’innocence des 8 accusés.Que commémorons-nous alors le 1er mai ?Ou victimes ou coupables, il nous faudrait taire l’urgence de nouveaux droits sociaux àconquérir, il nous faudrait disparaître ou renoncer.

Aujourd’hui les raisons de se révolter et de lutter sont les mêmes


Dans une société qui ne cesse de produire, d’accumuler les richesses et d’augmenter les bénéfices, pour des élites "insécurisées" et raisonnables, nous devrions nous mobiliser toujours plus pour toujours moins, sans que les richesses que nous produisons ne soient l’objet de nouvelles redistributions. Ce discours et ces pratiques tentent de nous tenir dans l’invisibilité et la honte. Toujours plus de pauvreté et d’exclusion, toujours plus de contrôle social et de pénalisation de la misère, toujours plus de précarité.Le travail, censé permettre àchacun d’accéder àl’autonomie, àl’intégration sociale, àla citoyenneté, apparaît plus que jamais comme une gigantesque mystification.Le monde du travail a changé. Le salariat est mort, vive le plein emploi précaire !Moins de 50% de la population active travaille. Le salariat traditionnel, enfant de l’industrie et des luttes sociales, est en passe de disparaître. Réorientation des emplois industriels, (r)évolution technologique, numérique, concentration des capitaux, spéculation financière... sont autant de facteurs de transformation du travail et des formes d’emplois. L’alternance entre emploi, chômage et formation est devenue la règle.Comment ne pas constater le décalage croissant entre une idéologie du travail indiscutée et la réalité morcelée de l’emploi ?Sous couvert de lutte contre le chômage, nos gouvernants n’ont cessé d’imaginer une kyrielle de contrats précarisants :TUC, SIVP, CES, CEC, CIE, CJ, Contrat d’apprentissage, de professionnalisation, emploi service, chèque emploi, TPE, CI-RMA, CIVIS, CDII, ACO, CNE, CA, CAE... et le petit dernier, le CPE.
La précarité recouvre un ensemble de réalités, de modes de vie différents.Elle correspond àla difficulté pour chacun de nous de vivre dans unee société rongée parla vision hégémonique de l’économie néo-libérale. Pour survivre, nous sommes devenus les premiers producteurs de richesses et d’innovation sociale !
Le 1er mai doit refléter la multiplicité de nos visages, de nos modes de vie, de nos façons d’être.Le chômage, la précarité font peur. C’est l’image d’une société malade, auto-destructrice, qui ne cesse de diviser, d’opposer et d’exclure les individus entre eux, jusqu’àsa propre jeunesse !Cessons d’opposer développement de la personne et développement de la société !La vie, la nature, l’humain, l’éducation, la culture et le bien-être ne sont pas des marchandises.
Unissons-nous pour revendiquer une économie du bonheur, du désir, de la vie et de l’humain.Comme le dit Laurence Parisot (présidente du MEDEF), la vie, l’amour sont précaires, pourquoi pas l’emploi ? A celà, nous répondons : la vie, l’amour, la liberté et la beauté sont fragiles, protégeons-les !La précarité pour ne pas être subie doit avoir comme contrepartie minimum un revenu garanti, àmême de réinventer de nouvelles protections sociales et solidarités pour l’avenir,de garantir la liberté, l’égalité et la fraternité !
Face aux discours qui sont tenus sur nos vies, construisons d’autres conditions du possible.


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