Intervention AC ! Gironde pour le 4/12/2010 Manifestation contre le chômage et les précarité

jeudi 2 décembre 2010
par  AC ! Gironde

Ces dernières semaines, les signes de la colère des peuples d’Europe se multiplient : grève générale au Portugal, manifestation d’ampleur historique en Irlande, mouvement étudiant en Angleterre et espérons le, l’amorce d’un mouvement sur la durée après la mobilisation sur les retraites en France, Si les mots d’ordre peuvent varier d’un pays àl’autre, la révolte a partout la même origine : le refus des peuples de payer une crise dont ils ne sont pas responsables en encaissant des plans de rigueur qu’on leur fait porter seuls, pour ne pas avoir àfaire payer les capitalistes. Résultat : c’est la précarité, le chômage, la pauvreté, la misère qui s’étend àgrande vitesse pour l’ensemble du monde.

En France, le chômage ne cesse d’augmenter, C’est 30 ans de politique pour l’emploi, 30 ans de discours sur d’hypothétiques retour de la croissance, en fait 30 ans de mensonges. La situation est donc plus qu’alarmante : ce sont aujourd’hui 2,5 millions de personnes touchées officiellement par le chômage et la précarité. En incluant le chômage caché, non déclaré àpôle emploi, c’est 7 millions de personnes touchées par la pauvreté. Ce sont des attaques répétées au code du travail. La précarité de l’emploi est devenue une norme, le cumul de petits boulots est proposé comme solution... Cet augmentation incessante du chômage et de la précarité renforce la pression sur le monde du travail ( malaise au travail, stress, suicides, pression sur les salaires ). Les jeunes, eux, semblent être condamnés àla précarité ( précarité du revenu, précarité du logement, précarité du travail ), L’avenir qui se dessine ? Des parcours entrecoupés de périodes de travail, de petits boulots, de chômage c’est àdire vivre dans une extrême précarité. Précarisation qui vous condamne àperpétuité àdes retraites àminima et àvivre constamment avec les minima sociaux,

Les femmes et les hommes au chômage ne sont ni des pourcentages, ni des chiffres encore moins des statistiques même si certains savent les utiliser comme variable d’ajustement. C’est le cas des grands patrons et du gouvernement qui favorisent toujours la finance, les banquiers et les entreprises du CAC 40 plutôt que de prendre de réelles mesures en faveur de l’emploi. Pour ce faire, ils ont àleur service pôle emploi pour organiser et gérer le contrôle social. Pôle emploi justement où la situation est désastreuse. Les témoignages édifiants de DE pullulent : ceux qui ne savent pas utiliser le 39/49, ceux qui n’arrivent pas àconnaître le mode de calcul des indemnités que leur alloue pôle emploi et n’ont aucun moyen de contrôle ; ceux dont les dossiers d’indemnisation sont rejetés, sans motif ; ceux qui reçoivent des lettres anonymes de pôle emploi ; ceux dont l’inscription cesse, sans prévenir ; ceux qui sont radiés àtord, avec quelques inventions àla clé : la radiation pour absence àconvocation au téléphone, la radiation suite àun retard àconvocation ; ceux dont les allocations ne sont pas notifiées ou dont les droits sont suspendus pendant des semaines, voire des mois, pour suspicion de fraude ou simple contrôle, ou sans raison « Â avouée  » ; ceux àqui l’ont réclame des indus qui varient en fonction des capacités des personnes àcontester ces dettes non motivées ; ceux qui, àl’occasion d’une réinscription se retrouvent avec des droits réduits souvent assortis de demandes d’indus sans référence aux textes appliqués ; ceux qui n’ont pas été informés de leurs droits et leurs devoirs et qui, par exemple, ne déclareront pas leur changement de situation au risque de se faire radier. Ceux qui rentreraient dans une « Â typologie de personne àrisque  » de fraude : les intermittents du spectacle, les possesseurs d’une carte de Sécurité Sociale provisoire, les bénévoles, les salariés licenciés d’une association, les étrangers fraîchement régularisés dont on ira jusqu’àcontrôler les identités.

Pour les Demandeur d’emploi, vous venez de l’entendre, c’est la triple peine : perte d’emploi, maltraitance par pôle emploi, et perte des revenus .

Tout dans ce système organisé, concourt àdétruire les valeurs humaines parmi lesquelles la solidarité, l’estime de soi, la justice, la dignité et l’honneur. Le chômage, la précarité, la pauvreté, la misère devraient être des causes déclarées prioritaires. En tout cas pour nous, elles sont essentielles et nous les combattons. C’est pour cela que tous ensemble aujourd’hui nous allons manifester.


Commentaires