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ANNEXE 4 — DEBATS ET REFLEXIONS EN COURS

vendredi 7 juin 2002, par le réseau d’AC !


Une autre répartition du travail

Proposition de Grand Est

- Nous n’acceptons pas cette répartition autoritaire faite de
chômage, de temps partiel imposé, de contrats précaires et
d’heures supplémentaires.

- Nous n’acceptons pas que les garanties collectives en
matière du droit du travail mais aussi de protection sociale
collective soient mises à mal et menacées de disparition.

- Une réduction du temps de travail avec une première
étape à 32 heures, sans annualisation ni flexibilité, sans
intensification du travail, sans baisse des revenus, dans le
cadre d’une organisation réaménagée où la semaine de 4
jours est une des réponse intéressante, est pour nous un des
leviers principaux pour commencer à inverser la dynamique
à l’oeuvre, recréer des emplois et permettre la reconstruction
de rapports de force indispensables.

- Des milliers d’hommes et de femmes exercent le plus
souvent bénévolement des activités utiles qui doivent être
reconnues socialement et donner lieu à un revenu, ouvrent
et garantissent des droits en matière de protection sociale et
de retraite.

- Les services publics doivent êtres profondément rénovés
et renforcés. Les logiques de privatisation actuelles ne font
que renforcer la discrimination quant à leur accès, et soumettent
aux règles du marché de secteurs importants liés à
des besoins sociaux.

*****

L’évolution du salariat

Proposition de Nantes

Le chômage est une pièce essentielle du marché et du coût
du travail. Il permet en autres d’accentuer la pression sur les
salariés.

Les progrès industriels et technologiques, loin de libérer
l’individu, intensifient la servitude au travail.

La désastreuse application des 35 heures n’a en rien réglé le
chômage de masse (elle aurait créé 200.000 emplois) et a
accentué la pression sur les salariés : rendement, annualisation
et flexibilité).

Contrairement à ceux qui pensent que le retour au salariat
classique est la seule possibilité pour les chômeurs et précaires,
nombre d’entre nous, du fait de leur vécu et de leur
analyse, ne se satisfont pas de cette issue et refusent d’oublier
que le travail salarié, producteur de richesses, est aussi
un des principaux lieux de la domination et de la souffrance
sociales.

Chacun est transformé en marchandises pour les uns basés
sur la concurrence, qui vendent leur force de travail sur le
marché de l’emploi, pour les autres marchandises jugées
improductives lorsqu’elles ne font plus l’affaire et sont laissées
financièrement et matériellement à la charge des salariés
et de la société civile.

A part les Trente Glorieuses (1945-1975), le chômage a fait
partie de la condition du salariat : qu’on pense au XIXème
siècle, prolétaires se vendant à la journée, crise des années
30…

Les syndicats dits représentatifs ont décidé de rester dans
un rôle de co-gestionnaire du chômage et avancent la revendication
du plein emploi (précaire) comme solution au
chômage.

Pour nous, chômage, précarité et salariat sont des moments
différents d’une même domination sociale. Vouloir abolir le
chômage, c’est donc déjà se placer sur le terrain de la lutte
contre la précarité et celui de la remise en cause du travail
salarié.

Proposition de Montluçon

Le refus du salariat et du productivisme est un élément
essentiel d’AC ! Contrairement à ceux qui pensent que le
retour dans le salariat classique est la seule possibilité sérieuse
ou digne pour les précaires, nous ne pouvons pas
nous satisfaire de cette logique sans issue, nous rejetons
l’amalgame culpabilisant entre dignité et travail obligatoire,
nous refusons d’oublier que le salariat, avant d’être un lieu
de socialisation et de survie économique, est avant tout le
lieu principal de l’exploitation et de la domination sociale.

*****

Éthique

Proposition de Bretagne

Nos actions doivent toujours être concert ées (avec les autres
AC !, avec nos partenaires, avec les associations locales,
syndicales, partis…), médiatiques, en rapport avec nos
revendications, pacifiques (le terrorisme ne résout pas les
problèmes).

Proposition de Grand Est

La conduite de nos revendications s’inscrit résolument dans
une démarche pacifiste et non violente. Partant de ce principe,
nous condamnons toute expression qui ferait appel à
des actes injustifiés (ex. vandalisme).
Ceci dit, nous condamnons sans appel toute interprétation
ou tout acte tentant et/ou visant à criminaliser le mouvement
social et ses acteurs soit à titre collectif, ou à titre
individuel.

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