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Allocataires du RMI en hausse !

jeudi 16 juin 2005, par le réseau d’AC !


Le nombre d’allocataires du Revenu Minimum d’Insertion dépasse ànouveau le million.
Ce chiffre est énorme puisqu’il signifie que plus d’un million de personnes sont condamnées àsurvivre avec des revenus de misère, au maximum 425,40 €uros par mois, 374,35 après l’abattement du forfait logement (90 % des cas).

Mais ce chiffre masque encore la réalité :

- Il est truqué : lorsque deux personnes au RMI vivent seules, elles comptent pour deux RMIstes ; lorsque’elles vivent ensemble, elles ne comptents plus que pour un RMIste (le second devenant un « ayant droit  » du premier au même titre que les enfant) ;
- Les conditions d’accès au RMI laissent sans revenu plusieurs centaines de milliers de personnes principalement les jeunes de moins de 25 ans, toujours exclus du dispositif, et les personnes vivant en couple et dont les revenus du ménage sont supérieurs à638,10 €uros, sans enfant !

Le ministère de la Cohésion Sociale indiquait récemment que le nombre de chômeurs de catégorie 1 et 6 ayant épuisé leur maigre droit àl’assurance chômage croît deux fois plus vite que le total des non-indemnisés tous motifs confondus.
Ensuite, 17 % sont tributaires de l’ASS [1], 17 % sont du RMI, 66 % sont sans droit !

Et comme pour les allocataires des autres revenus de chômeurs, la multiplication des contrôles et des pressions provoquent l’explosion des radiations. Face àcet arbitraire, solidarité et mobilisation sont indispensables, voir ce jour l’action des chômeurs lyonnais.

Demain, les Conseil Généraux, maintenant en charge du RMI mais floués des financement par la loi de décentralisation, auront le choix entre augmenter la fiscalité locale et radier massivement les RMIstes. Si rien ne change, ils feront les deux !

Cette forte croissance du nombre d’allocataires du RMI, parallèle àla précarisation massive de l’emploi, est en grande partie le résultat des choix fait par les gestionnaires de l’UNÉDIC (patronat, CFDT, CFTC, CGC...)
de réduire massivement la protection sociale.
Surtout, nous serons attentif àla place qu’occupera le droit àun revenu décent et continu de ces autres salarié-es, chômeurs et précaires, ainsi que le montant de ces indemnités, dans l’ordre du jour de la prochaine négociation salariale.

Indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité !
Allocation individuelle au minimum égale au SMIC mensuel !

Notes

[1Allocation Spécifique de Solidarité.


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